Gestion communautaire des parcs à karité impliquant les femmes
📋 Contexte
Comme le témoigne un leader de la fédération Nununa : « Protéger la ressource arbre à karité, c'est protéger la vie humaine. L'arbre à karité, c'est notre mari, c'est notre fils, c'est l'or des femmes. » La pérennité de cet arbre, qui assure l'autonomie financière des femmes, était compromise par la confrontation des référentiels migrants/autochtones, la demande croissante des villes en bois de chauffe, et l'affaiblissement des règles traditionnelles sous l'effet des nouvelles religions. Sur mandat de Helvetas, CORADE a accompagné deux organisations de productrices de beurre de karité (Fédération Nununa de la Sissili, UPPK des Banwa) à engager les communautés dans la mise en place de conventions locales pour préserver les parcs à karité.
⚙️ Notre démarche
L'approche repose sur le dialogue communautaire et la co-construction de règles partagées, du niveau village jusqu'au niveau communal, validées légalement par les conseils municipaux.
- Diagnostics communautaires du niveau village au niveau communal
- Révision participative des règles d'accès et d'utilisation des ressources
- Négociations entre groupes sociaux pour des règles consensuelles
- Mise en place d'organes communautaires de suivi du respect des conventions
- Approbation par les conseils municipaux pour leur conférer une légalité
📊 Résultats
💡 Ce qu'on en retient
Une convention locale ne se décrète pas, elle se construit. Partir des préoccupations des femmes pour la ressource karité a permis d'élargir la protection à d'autres ressources stratégiques — preuve qu'un point d'entrée précis et incarné peut ouvrir un dialogue communautaire bien plus large.